Automobile

Jaguar, ou le perfectionnisme anglais

La Special Unit et son style aviateur montrent que la marque sait désormais se montrer élégante, même en matière de modèles au look sportif (100 euros).

Alors que la filiale de Jaguar Land Rover vient de nous gratifier de la réédition de sa célèbre Jaguar Type E Lightweight, on s’est dit que c’était le moment idéal pour revenir sur l’histoire de cette marque britannique de légende.

A sa création en 1922, par Sir William Lyons et William Walmsley, la société s’appelle Swallow Sidecar Company. Elle change de nom pour se débarrasser de l’embarrassant « SS » qui entache ses initiales (SSC) au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Elle adopte alors le nom qu’on lui connaît encore aujourd’hui : Jaguar. Mais revenons-en aux débuts de la marque, lorsqu’elle fabrique des side-cars, ces fameux engins qui permettent à un passager de voyager à côté des deux-roues auxquels ils sont rattachés. Les premiers modèles de voitures pour particuliers de la marque sont axés vers le sport automobile, dont les fondateurs de la marque étaient friands. Cela se poursuit jusque dans les années 1950, période marquée par des victoires en courses telles que les 24 Heures du Man s en 1951 et 1953. Car l’histoire de Jaguar est intimement liée à celle du sport automobile.

Un ADN conservé

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise traverse une période difficile sur le plan économique, mais elle parvient à garder la tête hors de l’eau. Vient ensuite une période durant laquelle le fabricant est nationalisé, à partir de 1966, et ce jusqu’en 1984, peu après l’arrivée de John Egan à la tête de l’empire fauve. Il amène un vent de prospérité en revoyant les méthodes de production et en optimisant les coûts. Puis l’histoire de Jaguar suit son cours sans encombre jusqu’en 1999, année qui marche son rachat par Ford, puis un nouveau rachat par la société indienne Tata Motors, en 2008.

Le symbole du luxe à l’anglaise

Tout au long de ses 90 ans d’histoire, la marque s’est caractérisée par des modèles d’une longévité rare. D’une manière générale, la qualité des voitures qu’elle fabrique est saluée par la communauté automobile et lui a valu d’être élu « constructeur automobile préféré des Anglais » en 2012, une consécration pour ce constructeur de luxe. A l’image du félin qui la représente, la marque se définit encore aujourd’hui comme la juste conjugaison de l’innovation, de la performance et du design, pour produire des automobiles instinctives, comme vivantes. Ses voitures, à la fois techniques et irréprochables d’un point de vue esthétique, sont fabriquées à Castle Bromwich, en Angleterre, et chacune d’entre elle est construite sur commande, ce qui contribue à la qualité de ces bolides luxueux. Cette vision chère à ses fondateurs ne s’est pas perdue en 90 ans depuis la création de Jaguar.

Comme Patek Philippe pour l’horlogerie, elle est d’ailleurs l’automobile de choix des têtes couronnées outre-Manche, avec notamment des clients prestigieux tels que la Reine Elisabeth II et le Prince Charles. Pour l’anecdote, au même titre que certaines des plus belles motos qui ont marqué les esprits, les voitures mythiques de Jaguar ont été pilotées par des personnages cultes de fiction tels que James Bond et sa Jaguar XKR dans « Meurs un Autre Jour » (2002) de Lee Tamahori.

Aujourd’hui, la marque au félin se diversifie en proposant des rééditions d’automobiles d’anthologie tout en se tournant vers l’avenir avec des initiatives telles que le pare-brise en réalité augmentée. Se sentant investie d’une mission de recherche, la société a annoncé l’an dernier se lancer dans un projet de recherche et développement titanesque avec l’Université de Warwick. L’histoire de Jaguar n’a pas fini de s’écrire, et elle pourrait bien nous surprendre par sa modernité dans les années à venir.

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