Automobile

Les voitures de course entrées dans la légende

La Renault Alpine A110, surnommée 'Berlinette', a été championne des rallyes en 1971 et 1973. Elle fait aujourd'hui le bonheur des collectionneurs.

Depuis les balbutiements de la course automobile, les voitures de sport ont toujours fasciné les passionnés de belles mécaniques, comme les amateurs de design audacieux. Des anglaises de légende, aux prestigieuses italiennes, en passant par les américaines mythiques, il y en a pour tous les goûts. On a compilé pour vous dix bolides restés gravés dans les mémoires.

Du rire aux larmes

Produite à partir de 1924, la Bugatti Type 35 « Grand Prix » a durablement marqué l’histoire. Avec plus de 2000 succès en compétition, dont cinq de rang dans la prestigieuse course sicilienne Targa Florio, elle a donné naissance au mythe des « Pur Sang » Bugatti. Cette performance s’explique par le nombre élevé d’exemplaires vendus, 640 toutes versions confondues, qui permettait de multiplier les victoires de pilotes professionnels comme d’amateurs, mais également par sa grande fiabilité. A partir des années 1930, le constructeur français s’efface néanmoins au profit de l’Italien Alfa Romeo et de l’Allemand Mercedes, qui bénéficient de subventions étatiques de la part de leurs gouvernements respectifs.

La Mercedes-Benz 300 SLR, dérivée de la W196 qui écrase le championnat du monde de F1 en 1954 et 1955, constitue pour beaucoup la Mercedes ultime. Engagée dans les épreuves d’endurance à partir de 1954, elle remporte l’année suivante les Mille Miglia en Italie, pilotée par Stirling Moss. Avec 157 km/h de moyenne, ce triomphe est resté dans l’histoire comme le plus rapide. Quelques semaines plus tard, à la fin du mois de mai, c’est avec Fangio qu’elle remporte le Nurburgring. Mais ce n’est pas pour ses succès que cette auto mythique a marqué les esprits. Alors qu’elle domine la première partie des 24 Heures du Mans 1955, grâce au duo de légendes Fangio-Moss, la 300 SLR est impliquée dans un accident fatal. En voulant éviter un concurrent, Pierre Levegh s’écrase contre un talus et les débris de sa voiture font 82 morts dans le public. Mercedes décide de se retirer de l’épreuve alors que Fangio et Moss sont en tête. A l’issue de la saison, Mercedes abandonne l’endurance et la F1 pour se tourner à partir de 1960 vers le rallye.

Des bolides increvables

D’autres modèles ont brillé aux 24 Heures du Mans, comme la légendaire GT 40 qui gagne l’épreuve à quatre reprises consécutives de 1966 à 1969. Alfa Roméo avait déjà réalisé cet exploit entre 1931 et 1934 avec la 8C 2300, mais c’est la Tipo 33 que le monde a retenu. En effet, sa version routière, la 33 Stradale, est aujourd’hui considérée comme la plus belle des Alfa Romeo et fait figure d’incontournable pour tous les collectionneurs. La Type E de Jaguar a suivi une trajectoire similaire. Malgré un palmarès en course très peu fourni, les spécialistes en font le fleuron de l’histoire de la marque anglaise. Son design, et surtout son très long capot, l’ont élevée au rang de plus belle auto du 20e siècle.

Autre fierté de l’industrie britannique, la Lotus Seven, produite par Caterham depuis 1967, est encore commercialisée de nos jours. Vendu en kit à moins de 1000 livres sterling lors de sa sortie en 1957, ce bolide a notamment permis de démocratiser la course automobile. Aujourd’hui encore, les courses de Seven remportent un franc succès. Décidément, certaines sportives sont intemporelles. La Lister « Knobbly » Jaguar, à l’esthétique inchangée depuis 1958, en est un autre exemple. Increvable, ce mythe ressuscitera l’année prochaine, avec une reprise de sa production. Quant à la Porsche 911, qui a fêté l’an dernier ses 50 ans, ou la Ferrari 250 GTO, voiture la plus chère de l’histoire, elle ne sont pas non plus prêtes de s’éteindre. Les légendes ne meurent jamais.

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