Photos

Ces sportifs ont changé de nationalité pour leur carrière

À l'image du Cubain Rafael Capote, ici aux prises avec Daniel Narcisse, la majorité de l'équipe de handball qatarie finaliste des derniers championnats du monde était composée de joueur étrangers naturalisés pour l'occasion.

Récemment, l’équipe du Qatar a surpris tout le monde en accédant à la finale des championnats du monde de Handball. Battu par la sélection française, le pays organisateur est rentré dans l’histoire, mais pas seulement pour ses performances sportives. De nombreuses personnalités du monde du sport ont critiqué cette équipe montée de toutes pièces, qui ne comptait que cinq Qataris sur les seize joueurs engagés dans la compétition. Et pourtant, cette pratique s’avère courante dans le monde du sport, notamment en France où l’on ne compte plus les athlètes naturalisés.

La France n’échappe pas à la règle

Si la bonne performance du Qatar lors du Mondial de handball a mis en lumière la naturalisation de sportifs, ce n’est pas la première fois que l’émirat recrute ses athlètes à l’étranger. On se souvient notamment du Kényan Stephen Cherono, dont le changement de nationalité avait fait grand bruit en 2003. Rebaptisé en Saif Saaeed Shaheen, il a remporté la même année le titre de champion du monde de 3000m Steeple. . . devant deux Kényans. Ce changement de nationalité lui aurait rapporté un million de dollars, ainsi qu’une rente mensuelle à vie de 1 000 dollars par mois ! Et pour faire plier le Kénya, qui n’avait pas grand-chose à gagner dans l’opération, l’émirat s’était engagé à construire un nouveau centre d’entraînement pour les athlètes du pays. Un échange de bons procédés en quelque sorte.

La France a elle aussi eu recours à la pratique de la naturalisation dans un grand nombre de sports, et notamment en rugby où les règles sont assez souples. L’ex-capitaine du XV de France Abdelatif Benazzi, né au Maroc, et les Sud-Africains Pieter De Villiers et Rory Kockott font ainsi partie des joueurs étrangers qui ont fait, ou qui font toujours le bonheur des Bleus. Les deux premiers ont aujourd’hui le statut de légendes de l’équipe de France, et le dernier, pas encore naturalisé, constitue déjà un renfort de poids pour les hommes de Philippe Saint-André. Mais il n’y a pas qu’en matière de ballon ovale que la France a recours à des sportifs d’origine étrangère. Les championnes Eunice Barber (heptathlon et saut en longueur), Roxana Maracineanu (natation) et Hongyan Pi (badminton), ont elles aussi permis à la France de récolter de nombreuses médailles dans leurs sports respectifs.

En football, les naturalisations sont strictement encadrées depuis 1964, et l’interdiction pour un joueur de porter les couleurs de deux pays différents au cours de sa carrière. Cela explique que les deux footballeurs de notre sélection fassent partie des toutes premières stars de l’histoire du ballon rond. L’Argentin Alfredo Di Stefano, qui figure toujours parmi les meilleurs buteurs de la Ligue des champions, et le Hongrois Ferenc Puskas partagent par ailleurs de nombreux points communs. Au-delà de figurer parmi les meilleurs joueurs de l’histoire du Real Madrid, et d’avoir constitué l’une des lignes d’attaque les plus prolifique de tous les temps, avec Raymond Kopa et Francisco Gento, ils ont tous les deux endossé le maillot de la sélection espagnole en fin de carrière. Comme quoi, les Qataris n’ont rien inventé !

Boursorama Lifestyle

All RIGHTS RESERVED.