Actu People

Ces sportifs reconvertis en politiques

Le 'roi' Pelé, considéré comme l'un des plus grands footballeurs de l'histoire, a été ministre des Sports au Brésil de 1995 à 1998.

Pour les sportifs qui partent à la retraite, comme Mickaël Landreau ou Sébastien Chabal, c’est l’éternelle question : que faire après l’arrêt de sa carrière ? Si certains choisissent de se reconvertir en commentateurs ou en consultants, à la radio comme à la télévision, d’autres préfèrent se tourner vers la politique. Mais qui sont ces athlètes qui prennent le pouvoir ?

Les grands champions qui surfent sur leur popularité

Parmi les sportifs les plus fameux qui ont opté pour une reconversion en politique, on compte trois footballeurs de génie. Le roi « Pelé », considéré par certains comme le meilleur joueur de l’histoire, a ainsi eu une brève carrière en tant que ministre des Sports brésilien. Après avoir refusé le poste à Tancredo Neves en 1985, puis José Sarney en 1989, il finit par accéder à la proposition de Henrique Cardoso en 1994 avant de prendre ses fonctions l’année suivante. Il est ainsi le premier noir à accéder à un poste si élevé au Brésil. Romario, champion du monde 1994 avec la Seleçao, a lui aussi choisi la voie du pouvoir. Après une condamnation pour fraude fiscale en 2009, assortie d’une amende de 623 000 euros, il est élu député fédéral de Rio de Janeiro sous la bannière du Parti socialiste brésilien. George Weah, quant à lui, s’est présenté au Libéria à l’élection présidentielle de 2006. Mais le seul ballon d’or africain de l’histoire a fini par s’incliner face à l’économiste Ellen Johnson Sirleaf, recueillant un peu plus de 40% des suffrages exprimés.

En Europe de l’Est également, les sportifs retraités brillent sur le plan politique. Le Hongrois Pál Schmitt, double médaillé d’or olympique et double champion du monde à l’épée par équipes, a choisi de se reconvertir dans la politique après une première expérience dans les instances olympiques. Il tente ainsi de se faire élire maire de Budapest en 2002, mais échoue face à Gábor Demszky, le maire sortant. Deux ans plus tard, il accède à un siège de député européen. En 2010, il est élu député au Parlement de Hongrie puis, quelques mois plus tard, devient président de la République hongroise. Mais il se voit contraint de démissionner en 2012 suite à la révélation par la presse du plagiat de la thèse qu’il a présentée 20 ans plus tôt lors de ses études. L’ex-star du basket américain Bill Bradley aurait lui aussi aimé accéder à la fonction suprême aux États-Unis, mais il n’est pas allé au bout de ses ambitions. Sénateur du New Jersey entre 1979 et 1997, il se présente à la Primaire démocrate pour les élections présidentielles de 2000, mais s’incline face à Al Gore. Cette défaite sonne la fin de sa carrière de responsable politique.

La France et le ministère des Sports

En France, c’est bien connu, on aime bien confier le ministère des Sports à des spécialistes. C’est ainsi que se sont succédés au plus haut niveau des instances sportives françaises des anciens champions comme Guy Drut (novembre 1995-juin 1997), spécialiste du 100 mètres haies, Jean-François Lamour (mai 2002-mai 2007), star du sabre, Chantal Jouanno (novembre 2010-septembre 2011), prodige du karaté de posture, ou encore la légende du judo David Douillet (septembre 2011-mai 2012). On peut aussi inclure dans cette liste Bernard Laporte, qui fut secrétaire d’État chargé des Sports sous la tutelle de Roselyne Bachelot puis de Rama Yade. A croire que tous les anciens sportifs impliqués en politique sont de droite !

Christian Estrosi, lui, n’a jamais occupé de fonctions au ministère des Sports. Mais l’ancien champion de courses de moto, maire de Nice depuis 2008, a tout de même occupé diverses fonctions au plus haut niveau de l’État. Il fut ministre délégué à l’Aménagement du territoire de 2005 à 2007, puis secrétaire d’État chargé de l’Outre-Mer pendant près d’un an, avant de diriger le ministère de l’Industrie de juin 2009 à novembre 2010. Il prendra ensuite, en 2012, la vice-présidence de l’UMP jusqu’à la démission de Jean-François Copé le 15 juin dernier. À noter que Chantal Jouanno, en plus de ses responsabilités dans le monde du sport, a occupé le poste de Secrétaire d’État chargée de l’Écologie de janvier 2009 à novembre 2010. Comme quoi, il n’y a pas qu’aux États-Unis que le sport ouvre des portes.

Boursorama Lifestyle

All RIGHTS RESERVED.