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Les sportifs passés de la gloire aux enfers

Mike Tyson est le plus jeune boxeur à avoir décroché un titre mondial, à 20 ans, 4 mois et 23 jours. Mais son ascencion fulgurante est stoppée nette lorsqu'il est condamné à six ans de prison pour viol en 1992. C'est le début du déclin pour 'Iron Mike', qui finira par se déclarer en faillite en 2003 malgré les quelques 300 millions de dollars amassés sur le ring.

Pour les grands champions, l’accession à la célébrité conjuguée à la pression médiatique peut vite se transformer en cocktail explosif. Outre les caprices de stars, souvent anecdotiques, beaucoup de sportifs finissent ruinés quelques années après avoir mis fin à leur carrière. Mais certains athlètes de haut niveau ont connu de vraies descentes aux enfers. Alcool, drogues, procès, prison. . . Après avoir fait vibrer les foules, ces dix champions ont connu la déchéance.

Le drame de la précocité

Nombre de champions précoces peinent à rester au fait de leur gloire en grandissant, et certains accumulent même les scandales. C’est d’ailleurs le point commun entre Mike Tyson, plus jeune champion du monde de boxe de tous les temps à 20 ans, Jennifer Capriati, qui a intégré le top 10 du tennis mondial à seulement 14 ans, et Ian Thorpe, champion du monde du 400 m nage libre à 15 ans.

Mike Tyson a été désigné « sportif le plus indigne des 25 dernières années » par la chaîne américaine ESPN. Il faut dire qu’il a cumulé les excès, les problèmes conjugaux et les bagarres. Condamné à six ans de prison pour viol en 1992, il sort au bout de trois ans pour bonne conduite. Il se distingue ensuite en 1997 en arrachant avec les dents, lors d’un combat, un bout d’oreille du boxeur Evander Holyfield. En août 2002, il se déclare en faillite après avoir amassé près de 300 millions de dollars de gains tout au long de sa carrière. Il finit par se retirer après deux défaites consécutives en 2005. Une triste fin. . .

Jennifer Capriati a aussi souffert de son statut de jeune prodige du tennis féminin. À l’âge de 17 ans, elle décide de mettre un terme à sa carrière pour reprendre ses études. Mais les livres ne la passionnent visiblement pas et elle se fait arrêter en 1994 pour vol à l’étalage et possession de marijuana. Elle reprend alors le chemin de la compétition, avec succès, et occupe même brièvement la place de numéro un mondiale. Mais elle se voit obligée de stopper prématurément sa carrière en raison d’une blessure à l’épaule. C’est le début de la fin. Elle souffre ensuite de penchants suicidaires, qui la mèneront à l’hôpital en 2010 après une overdose de médicaments.

Ian Thorpe, lui, a connu une carrière précoce et bien remplie, avec cinq titres de champion olympique et 11 médailles d’or aux championnats du monde. Mais il a toujours souffert de dépression, qu’il a souvent choisi de soigner par l’alcool, et ce même pendant sa vie de sportif de haut niveau. Espérons que son récent coming-out l’aidera à remonter la pente.

Sexe, drogues et déchéance

« J’ai claqué beaucoup d’argent dans l’alcool, les filles et les voitures de sport. Le reste, je l’ai gaspillé.  » George Best était connu pour ses frasques extra-sportives, et son addiction à l’alcool l’a conduit à la mort à l’âge de 59 ans. Mais il n’est pas le seul à avoir eu un penchant pour la boisson dans le monde du sport. L’Anglais Paul Gascoigne, le Brésilien Garrincha et le Français José Touré ont tous connus le même genre de problèmes. Mais leurs écarts de conduite restent anecdotiques si on les compare au geste de l’ancien rugbyman Marc Cécillon qui, sous l’effet de l’alcool, a abattu sa femme de cinq balles de 357 magnum devant ses amis médusés. Après avoir purgé sept ans de prison, il a été remis en liberté conditionnelle et a refait sa vie avec sa nouvelle compagne.

Le cycliste Marco Pantani a probablement connu le destin le plus tragique, en trouvant la mort d’une overdose de cocaïne en 2004. Surnommé « le pirate », le coureur italien avait marqué le monde du cyclisme en remportant coup sur coup le Giro et le Tour de France en 1998. Mais son exclusion du tour d’Italie pour dopage en 1999 a marqué le début de sa déchéance. Après son retour, il se fait de nouveau épingler avec une seringue d’insuline dans sa chambre d’hôtel. C’en est trop. Malgré une énième tentative de come-back en 2003, Pantani sombre dans la dépression et la drogue avant de trépasser l’année suivante. D’ailleurs, les circonstances de sa mort restent mystérieuses, au point que l’enquête vient d’être rouverte. A côté de ça, la situation de Lance Armstrong apparaîtrait presque enviable. . .

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