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Ces sportifs qui n’aiment pas leur sport

Poussée vers le tennis par son père Richard, Serena Williams a toujours eu des rapports ambigus avec son sport. Elle a déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'aimait pas vraiment sa discipline, mais qu'elle ne pouvait pas s'en passer pour autant.
Poussée vers le tennis par son père Richard, Serena Williams a toujours eu des rapports ambigus avec son sport. Elle a déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'aimait pas vraiment sa discipline, mais qu'elle ne pouvait pas s'en passer pour autant.

Le mois dernier, Florent Manaudou indiquait qu’il souhaitait momentanément s’éloigner de la natation pour se consacrer à un autre sport : le handball. Sentant un début de lassitude face à l’exigence de la compétition en grand bassin, le sportif a pris cette décision pour éviter de « continuer sans plaisir pour de mauvaises raisons ». Avant lui, sa soeur Laure était allée plus loin, en déclarant qu’elle n’avait jamais ressenti aucune passion pour la natation. Un problème qui est loin de ne concerner que cette fratrie de champions tricolores. En effet, de nombreux sportifs entretiennent une relation compliquée avec leur sport…

 

Être sportif pour faire plaisir à un proche

Être sportif de haut niveau va souvent de pair avec une vie de privations et de souffrances. Et quand celle-ci a été imposée à des enfants par leurs parents, on obtient plus tard de grands champions qui n’aiment pas vraiment leur sport. C’est le cas par exemple de Serena Williams, qui fait pourtant partie des meilleures tenniswomen de tous les temps. « Je ne suis pas amoureuse du tennis, mais je suis là… Et je ne peux vivre sans lui. Je n’ai jamais aimé le sport et je n’ai jamais compris comment j’ai pu devenir une athlète », a déclaré la championne qui a été poussée vers la balle jaune par son père. En 2009, dans son autobiographie, André Agassi a également indiqué qu’il avait entretenu un « âpre rapport » avec le tennis tout au long de sa carrière. Quant à l’ancienne coureuse cycliste britannique Victoria Pendleton, qui a décroché l’or aux JO de Londres en 2012, elle a vécu sa retraite sportive comme une libération. « Vous pourriez me donner un million de milliards de livres, je ne pourrais pas revivre tout ça (…) Le cyclisme n’était pas un rêve ni une ambition. C’était pour avoir quelque chose en commun avec mon père », a révélé celle qui se consacre désormais à l’équitation.

Leur sport ? Juste un job

D’autres sportifs avouent ne pas être passionnés par leur sport, qu’ils considèrent comme un métier comme un autre. « Pour tout vous dire, je ne suis pas vraiment fan de foot. C’est mon métier, mais on ne me demande pas d’aimer cela. […] Ça m’emmerde de regarder les autres jouer », a ainsi confié le Nigérian Vincent Enyeama, gardien de but de Lille. Une confession qui rejoint celle de Sidney Govou, qui a réalisé l’essentiel de sa carrière à l’Olympique Lyonnais. Le joueur a déclaré ne jamais regarder de football à la télévision. Il a même fait l’impasse sur la finale de la Coupe du monde 1998 !

Enfin, le Camerounais Benoît Assou-Ekotto, aujourd’hui footballeur à Metz, fait preuve d’un franc-parler assez rare dans le monde du sport. En 2011, alors qu’il évoluait en Angleterre, il a déclaré à la BBC : « C’est juste un boulot (…) Pourquoi je serais venu en Angleterre, alors que je ne parlais pas un mot d’anglais, si ce n’était pas pour un simple boulot ? Moi, mon job je le fais pour gagner de l’argent ». Au moins, cela a le mérite d’être honnête !

 

Émilie Nougué

Boursorama Lifestyle

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