Auto-Moto-Vélo

La Toyota Mirai à hydrogène à la conquête de l’Europe

Vins bio : que valent-ils ?

L’an dernier, le lancement de la Toyota Mirai a créé l’événement sur la planète automobile. Il faut dire que cette voiture d’un nouveau genre a amorcé une véritable révolution, en inaugurant l’ère des véhicules roulant à l’hydrogène. Après les autos hybrides (diesel-électrique et essence-électrique) et les modèles 100% électriques, ce véhicule unique est en train de tracer un nouveau sillon sur la voie qui nous mènera à la voiture de demain.

Commercialisée depuis décembre 2014 au Japon, la Toyota Mirai a fait un carton au pays du Soleil-Levant, avec des chiffres de vente qui vont bien au-delà des espoirs les plus fous de ses concepteurs. Au début du mois de février dernier, le constructeur nippon avait déjà reçu 1 500 commandes, alors qu’il tablait initialement sur 400 véhicules écoulés d’ici la fin de l’année 2015. Inutile de dire que cette auto futuriste était attendue en Europe, où elle compte déjà quelques clients. Mais leur patience va enfin être récompensée : cinq exemplaires de Mirai viennent de débarquer en Europe, afin de satisfaire les premiers acheteurs du Vieux Continent.

La France n’est pas concernée pour le moment

La Toyota Mirai est la première voiture de série au monde dotée d’une pile à combustible à hydrogène, c’est-à-dire d’un moteur qui ne rejette que de l’eau. Inutile de dire qu’en cette période de dérèglement climatique, et en plein débat sur la nocivité des véhicules diesel, cette auto est attendue comme le messie par les personnes sensibles à la protection de l’environnement. Après le Japon en décembre, puis les États-Unis en juillet, c’est au tour de l’Europe d’accueillir la voiture du futur (« mirai » signifie futur en japonais). Les cinq premiers exemplaires ont été déchargés à Bristol (Royaume-Uni) le 8 août, puis à Zeebruges (Belgique) deux jours plus tard.

Les premiers clients européens devront attendre le mois de septembre pour prendre le volant de leurs Mirai, mais il ne s’agit pas de n’importe quels clients. En effet, Toyota a logiquement choisi de s’implanter dans un premier temps dans les pays du Vieux Continent disposant d’un nombre suffisant de stations à hydrogène, c’est-à-dire le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Danemark. Le but de ce débarquement n’est pas d’inonder le marché, car la marque nippone ne compte en écouler qu’entre 50 et 100 unités par an en Europe en 2015 et 2016. L’objectif est d’inciter au déploiement d’infrastructures de ravitaillement en hydrogène. La France est encore à la traîne dans ce domaine, même si l’ouverture de 15 stations-service d’hydrogène est prévue en Basse-Normandie d’ici 2018. Pour le moment, elles se comptent sur les doigts d’une main. Mais si l’offre s’étoffe, l’Hexagone pourrait faire partie de la seconde fournée de pays à accueillir la Mirai en 2017.

Aujourd’hui, le stockage et la production d’hydrogène restent complexes, mais les avancées technologiques devraient faire de cet élément chimique l’un des carburants de demain. Pour le moment, mieux vaut avoir les moyens pour prendre le volant de l’un de ces véhicules : la Toyota Mirai sera ainsi vendue 66 000 euros hors taxes en Allemagne. . . Le prix d’une belle Porsche en somme !

Boursorama Lifestyle

All RIGHTS RESERVED.