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Ces voitures de plage qui sentent bon les vacances

Avec son châssis et son moteur de Volkswagen Coccinelle, le buggy est devenu un symbole des véhicules tout-terrain. Polyvalent, il est aussi à l'aise sur la plage que dans les champs.

Les voitures de loisir étaient très en vogue dans les années 1960-1970, jusqu’à ce que le renforcement des normes de sécurité et de lutte contre la pollution n’entraînent leur quasi-disparition du marché. Aujourd’hui, les véhicules de plage ne sont plus produits que sous la forme de concept-cars, à l’image de la séduisante Beetle Dune.

Si tout le monde connaît la Méhari, un des modèles cultes de l’histoire de Citroën, qui se souvient de la Renault Rodéo ou de la Mini Moke ? Sortez votre plus beau chapeau et vos lunettes de soleil, nous vous emmenons en balade pour découvrir dix modèles qui sentent bon le sable chaud.

La France, spécialiste en la matière

Produite à plus de 140 000 exemplaires de 1968 à 1987, la Méhari reste la plus emblématique des voitures de plage. Aujourd’hui encore, on la croise dans toutes les stations balnéaires de France. Son nom, qui signifie « dromadaire » en arabe, illustre les qualités utilitaires et ludiques de ce modèle, ainsi que son endurance. En effet, sa carrosserie en plastique thermoformé s’avère particulièrement résistante à l’épreuve du temps, d’autant plus que les petits dommages sont facilement réparables à l’aide de résine. Elle est également très modulable. La banquette arrière s’enlève ou se replie, tout comme le pare-brise qui peut être rabattu sur le capot, et la capote souple permet une utilisation même en cas de forte pluie. Devenue une icône, la Méhari est apparue de nombreuses fois au cinéma. On l’aperçoit notamment dans le film « Les Muppets », dans « La Vie Aquatique » de Wes Anderson, « Banzaï » avec Coluche, ou encore dans la série de films « Les Gendarmes à Saint-Tropez ».

Voyant le succès de la voiture de plage de Citroën, Renault décide de se lancer dans la bataille avec la Rodéo 4. Produite à partir de 1970, elle bénéficiera deux ans plus tard d’une nouvelle version, la Rodéo 6, dotée d’une face avant beaucoup plus carrée. En 1981, c’est la Rodéo 5 qui prend le relai, jusqu’à l’arrêt de la production en 1987. Sa carrosserie en polyester stratifié, un matériau utilisé pour le revêtement des piscines, se montre aussi résistante que celle de la Méhari. Elle n’a pourtant pas connu le succès et la longévité de sa rivale, et de nombreux exemplaires ont fini à la casse. Deux ans plus tôt, Renault avait déjà fait son entrée sur le marché des modèles découvrables et ouverts avec la Renault 4 Plein Air, une 4L transformée par le carrossier français Sinpar. Commercialisée pendant une période très courte, de 1968 à 1970, il s’agit d’une voiture rare et très recherchée des collectionneurs de nos jours. Pourtant, à l’époque, elle n’a pas réussi à convaincre.

Plus récemment, au début des années 1990, la marque française de voitures sans permis Aixam a décidé de se lancer dans la fabrication de véhicules classiques en lançant Mega. Le premier prototype de la Mega Club est ainsi présenté en 1992 au Salon de l’Automobile à Paris, avant le début de sa production l’année suivante. Plusieurs modèles ont suivi, tous basés sur la Citroën AX. Le petit plus de cette auto est son châssis galvanisé, qui réduit grandement le risque de corrosion frappant inéluctablement les modèles découvrables exposés aux intempéries.

Les autres modèles iconiques

Les nostalgiques de la série TV « Le Prisonnier » connaissent forcément la Mini Moke, car il s’agit du seul véhicule utilisé dans « le village ». Ce véhicule léger, construit à partir de 1964, était à la base destiné à l’armée qui désirait une voiture pouvant être parachutée. Mais la Moke s’avère très vite inadaptée aux opérations militaires, en raison de ses roues trop petites et de sa garde au sol trop basse. Elle a donc été récupérée dans le civil, et a très vite fait fureur sur les plages américaines, caribéennes, ou australiennes. Sa production s’est arrêtée définitivement en 1993.

On ne présente plus le buggy. Ce véhicule tout-terrain à carrosserie ouverte, le plus souvent basé sur la Coccinelle de Volkswagen, est équipé de jantes et de pneus larges qui lui apportent une excellente tenue de route. Le plus célèbre est le « dune buggy » créé par l’Américain Bruce Meyers dans les années 1960. Il figure notamment dans « L’Affaire Thomas Crown », un film avec Steve McQueen et Faye Dunaway. Parmi les modèles emblématiques, il faut également citer le Rover utilisé par le programme Appolo pour explorer la surface de la Lune.

Un bon nombre de Jeep ouvertes, comme le modèle Dallas ou la Wrangler TJ, sont aussi très appréciables au bord de la mer. En plus d’être tout-terrain, et increvables, les Jeep sont des voitures aussi à l’aise sur le bitume que dans le sable ou les chemins de traverse.

Il existe donc des véhicules de plage adaptés à toutes les envies. Mais comme il s’agit le plus souvent de modèles de collection, il peut être compliqué d’en dénicher un exemplaire en bon état et à un prix raisonnable. Mais heureusement, les passionnés sont là pour entretenir la flamme. On n’est pas prêt de voir la Méhari disparaître des côtes françaises, et ce n’est pas pour nous déplaire.

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