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Fiat 500, saga d’une voiture devenue culte

L'Erg Chebli, dans le désert du Sahara, est une zone de dunes fixes magnifique à observer à dos de chameau.

Certaines voitures ont durablement marqué l’histoire de l’automobile, au point de devenir de véritables icônes. C’est notamment le cas de la Coccinelle de Volkswagen, qui s’est écoulée à plus de 21 millions d’exemplaires entre 1938 et 2003, mais également de la Ford Mustang, de la Porsche 911, de la Citroën 2CV, ou encore de la Jaguar Type E, considérée par beaucoup comme la plus belle voiture du monde.

La Fiat 500 fait partie de ce cercle fermé d’autos indémodables, increvables, et dont la popularité n’a pas arrêté de grandir au fil des années. Aujourd’hui encore, bon nombre de pays européens ont leurs clubs de passionnés, qui se réunissent plusieurs fois par an pour partager leur passion commune pour la petite italienne. Retour sur la saga de cette légende de l’histoire automobile.

La version italienne de la voiture du peuple

Quand on parle de la voiture symbole de l’Italie, classée au patrimoine national par son gouvernement, on évoque la deuxième génération de Fiat 500, la Nuova 500. Présentée le 4 juillet 1957, elle s’inspire du premier modèle du nom, surnommé Topolino (soit le petit nom de Mickey Mouse en italien). Au départ, elle a été imaginée pour contrer le succès des scooters, qui équipaient tous les habitants du pays, ou presque, et notamment pour concurrencer la marque Vespa. Pour cela, son créateur Dante Giacosa a trouvé la recette miracle : fabriquer une voiture aux dimensions réduites avec un design inédit et innovant, tout en réduisant au maximum le poids et le coût du véhicule en utilisant moins de tôle. Comme en Allemagne avec la Coccinelle, le but est de permettre à chaque ménage italien de disposer d’une voiture en mettant au point une auto à la fois populaire et économique.

La toute première Fiat Nuova 500 est une deux places qui possède un moteur situé à l’arrière du véhicule. Doté de 13 chevaux, il est capable de propulser la voiture à 90 km/h, pour une consommation de 4, 5 litres d’essence aux 100 kilomètres. À l’avant, on trouve un coffre à bagages. Et malgré son poids inférieur à 500 kilos, la micro-citadine se montre très robuste, comme en témoigne les nombreux exemplaires qui roulent encore aujourd’hui. Il faut dire que les équipements se limitaient au strict minimum pour minimiser son coût (490 000 lires à l’époque), avec le chauffage d’appoint en option. Mais en dépit de toutes ces bonnes idées, la Fiat 500 connaît l’échec lors de sa commercialisation. Elle est jugée trop chère par rapport à aux prestations offertes. Il faudra en fait attendre les versions quatre places, et surtout celle équipée d’un toit ouvrant en 1959, pour que les Italiens soient conquis. En 1968, elle est la voiture la plus vendue dans la Péninsule. Les autres pays d’Europe succombent ensuite un à un.

Au début des années 1970, le succès insolent de la Fiat 500 commence à s’essouffler. Cela conduit le groupe italien à arrêter sa production à partir de 1975. En huit ans, « le pot de yahourt » a quand même séduit 3, 8 millions de conducteurs. Mais l’aura de la petite citadine a traversé les décennies, au point que la marque a décidé de lancer une troisième génération de Fiat 500 en 2007, pour les 50 ans de son petit bijou. Et grâce à elle, Fiat a renoué avec les bénéfices pour la première fois en cinq ans, grâce à une hausse des ventes de 21%. Le 19 avril 2013, la Fiat 500 de troisième génération a dépassé le million d’exemplaires écoulés. Aujourd’hui, elle frôle les 1, 5 millions de ventes. La citadine italienne n’a pas fini de séduire.

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