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Les plus gros ratés du design automobile

La marque italienne Lamborghini est connue pour faire dans le tape-à-l'oeil, mais avec le LM002 elle dépasse les bornes. Surnommé la Rambo Lambo, ce monstre de 2,7 tonnes consomme au minimum 30 litres au 100 !

Dans le monde de l’automobile, un design réussi fait partie des fondamentaux pour assurer le succès d’une voiture. On peut s’en rendre compte chaque année quand on voit la foule qui se presse pour admirer les bolides du « Festival of Speed » de Goodwood, ou les nouveaux modèles présentés dans les salons de Détroit, Genève, ou encore Pékin. Mais si tous les véhicules ne peuvent prétendre au titre de plus belle voiture de l’année, décerné par le Festival Automobile International, certaines repoussent les limites de l’étrangeté. Nous avons compilé pour vous les dix plus gros ratés de l’histoire du design automobile.

Les championnes toutes catégories

S’il fallait élire la voiture la plus moche de tous les temps, la Fiat Multipla aurait toutes ses chances. Informe et pataude, il faut la voir de ses propres yeux pour se rendre compte de l’étendue des dégâts. Logiquement, la Multipla a été un cuisant échec commercial, sauf en Italie où elle fut le monospace compact le plus vendu en 2002. Mais, n’en déplaise aux Italiens, la face avant a été modifiée en 2004 pour booster des ventes alors insuffisantes. Après l’arrêt de la production en 2010, Fiat a envisagé un temps une nouvelle version du Multipla pour 2012, mais la marque a fini par jeter l’éponge. Ouf !

Sorti en 2000, la Pontiac Aztec devait amorcer une nouvelle révolution en inaugurant l’ère des crossovers, ces véhicules qui se situent entre le SUV et la berline. Réservé au marché américain, il devait s’écouler à 75 000 unités par an selon les prévisions de ventes fixées par General Motors. Mais le constructeur américain n’a même pas réussi à atteindre la barre des 120 000 unités écoulées en six années de carrière. Un flop largement imputable au design déroutant de l’Aztec, qui a rebuté une bonne partie de la clientèle. C’est le même problème qui a causé l’échec du Rodius, produit par la marque sud-coréenne SsangYong. Avec son arrière cubique et sa face avant toute en rondeurs, il repousse les limites de l’expérimentation stylistique. Sans parler de ses 5, 12 mètres de longueur qui ne facilitent pas son utilisation en milieu urbain. . .

Même les plus prestigieux des constructeurs automobiles ne sont pas à l’abri d’un faux pas. La preuve avec Lamborghini qui a cru bon de concevoir un véritable tank : le LM002. Produit à 300 et quelques exemplaires au milieu des années 1980, ce modèle a vite été surnommée « Rambo Lambo ». Et au-delà de son design lourdingue, on ne peut qu’être choqué par sa consommation délirante : entre 30 et plus de 50 litres aux 100 ! Les rares exemplaires produits sont allés garnir les garages des princes du Moyen-Orient ou d’Américains adeptes du bling-bling.

La France, experte en design hasardeux

L’automobile française a également connu quelques moments d’égarement, et la Renault Avantime en est un bon exemple. L’originalité n’est malheureusement pas souvent récompensée en matière de design automobile et ce modèle l’a bien payé. Trop en avance sur son temps, ce « coupéspace » (monospace coupé à deux portes) fut un échec commercial cuisant. Il n’a été produit que de 2001 à 2003, à 8557 exemplaires.

On peut également mettre en avant la Simca 1000. Présentée au Salon de Paris en 1961, elle obtient le Grand Prix de l’Art et de l’Industrie pour son design signé Mario Revelli de Beaumont. Quand on jette un oeil à ce véhicule, qui ressemble plus à un cube qu’à une voiture, on se demande bien quelle mouche a pu piquer les juges. Par contre, le coupé 1000 qui en a été dérivé est une petite merveille.

La Citroën Axel, produite entre 1984 et 1990, symbolise quant à elle la période noire de la marque aux chevrons sur le plan esthétique. À côté, l’AX paraîtrait presque grâcieuse, c’est pour dire. Quant à la Mega Club, elle boxe hors catégorie. Conçu comme un véhicule de plage destiné à concurrencer la Méhari, elle n’a pu se départir du look « voiture sans permis » qui constitue la spécialité de la marque.

Vous en avez assez vu comme ça ? On vous conseille maintenant d’aller faire un tour sur nos sélections des plus beaux modèles Ferrari, Aston Martin ou Jaguar pour oublier ces horreurs sur quatre roues.

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