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Trottinettes électriques : les nouvelles règles à connaître

À partir de septembre prochain, la circulation des trottinettes et autres engins électriques sera encadrée par un décret. Une bonne nouvelle pour tout le monde !

La trottinette électrique a bien des avantages. Non seulement elle permet d’éviter les bouchons et les transports surpeuplés, mais en plus elle contribue à lutter contre la pollution de l’air et les nuisances sonores. Pourtant, ces petits engins cristallisent les critiques et exaspèrent une bonne partie des citadins. La raison ? Ils ne sont soumis à aucune norme précise. Résultat… c’est l’anarchie dans toutes les villes où les trottinettes électriques se sont implantées. Elles effraient les piétons, encombrent les trottoirs, dérangent les cyclistes… Mais heureusement, tout cela va changer dès la rentrée prochaine avec l’entrée en vigueur d’un nouveau décret. Voici les nouvelles règles à assimiler d’ici septembre.

Une interdiction de circulation sur les trottoirs

À la rentrée, les engins de déplacements personnels motorisés (EDPM) seront soumis à un décret modificatif du Code de la Route. Son objectif est clair : il vise à encadrer l’usage des trottinettes, mais aussi des skateboards, hoverboards, gyropodes et autres monoroues électriques. Et on peut dire qu’il était temps, car rien qu’en 2018, il s’en est vendu pas moins de 1,64 million en France. Et si l’on ajoute à ça les services de location comme celui lancé par Uber l’an dernier, on assiste à une véritable invasion.

Pour éviter une anarchie totale dans nos rues, le gouvernement a prévu des règles simples. La première est l’interdiction de circuler sur les trottoirs, sous peine d’une amende de 135 euros (sauf si un maire donne son autorisation à ses concitoyens). De quoi rassurer les piétons vulnérables, comme les personnes âgées ou les enfants. À partir de la rentrée, les utilisateurs d’EDPM qui voudront emprunter un trottoir devront donc le conduire à la main sans utiliser le moteur.

Une amende de 1500 euros en cas d’excès de vitesse

Parmi les autres mesures phares, on trouve l’interdiction de circuler avec un EDPM dont la vitesse n’est pas limitée à 25 km/h. Exit les nombreux modèles pouvant monter jusqu’à 50 km/h ! Et ce n’est pas tout… en ville, les utilisateurs d’EDPM seront obligés de rouler sur les pistes cyclables, ou à défaut sur les routes limitées à 50 km/h.

En ce qui concerne les usagers, le nouveau décret prévoit un âge minimum de huit ans pour conduire un engin électrique. Et comme pour le vélo, les écouteurs seront interdits et le casque obligatoire pour les moins de 12 ans. Quant au transport de passagers, il est totalement banni. Pour les contrevenants, les sanctions iront de 35 euros pour le non respect des règles de circulation… à 1 500 euros pour le dépassement de la vitesse de 25 km/h ! Mieux vaut donc opter pour un modèle bridé.

Outre leur limitation à 25 km/h, les EDPM seront soumis à des normes précises. Ils devront notamment être équipés de feux avant et arrière, de dispositifs rétro-réfléchissants, de freins et d’un avertisseur sonore. Mais rassurez-vous, si vous possédez un engin électrique récent, il devrait être conforme à ces règles. En effet, le ministère a travaillé main dans la main avec l’ensemble des acteurs du secteur pour fixer ce nouveau cadre législatif.