High Tech

Les plus gros flops de l’histoire de la high tech

Sortie en 1999 pour concurrencer les deux stars du secteur, la PlayStation et la Nintendo 64, la Dreamcast de Sega a connu un échec cuisant. Malgré un bon démarrage, la faiblesse de sa ludothèque et l'arrivée de la PlayStation 2 ont signé son arrêt de mort dès 2001.

Le monde entier admire ces petits génies de la high tech qui font fortune grâce à une idée lumineuse doublée d’une grosse dose de débrouillardise. Mark Zuckerberg avec Facebook, Nick Woodman et sa GoPro, ou même Dr. Dre avec son fameux casque Beats, les exemples de « success stories » ne manquent pas. Mais toutes les innovations technologiques ne connaissent pas le même succès que l’iPod, qui s’est vendu à plus de 300 millions d’exemplaires depuis son lancement en 2001. Certains gadgets se révèlent trop en avance sur leur temps, ou tout simplement inutiles. Nous avons sélectionné pour vous les dix plus gros flops de l’histoire de la high tech.

Les victimes de la bataille du jeu vidéo

Nombreuses sont les firmes qui se sont essayé au jeu vidéo, mais très peu ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Même un géant de l’industrie tel que Nintendo, connu pour ses jeux mythiques comme Zelda ou Mario, a dû essuyer quelques échecs. Parmi eux, peu connaissent la console Virtual Boy, commercialisée au Japon en 1995. Imaginé par l’inventeur de la Game Boy, cet engin au look rétro-futuriste, qui cherchait à imposer la réalité virtuelle dans le foyer de Monsieur Tout-le-Monde, était trop en avance sur son époque et très peu pratique. Le casque, doté de pieds, devait être posé sur une table. Le joueur était donc obligé de pencher la tête pour pouvoir voir les deux écrans situés devant chaque oeil, censés créer une impression de profondeur. Pour couronner le tout, le catalogue de jeu était très limité et l’arrivée des graphismes 3D a définitivement eu raison du Virtual Boy. Un après sa sortie, Nintendo l’a retiré de la vente. Et si les États-Unis ont pu s’y essayer, ce casque de réalité virtuelle n’a jamais été commercialisé en Europe. On comprend pourquoi. Heureusement, la firme nipponne s’est tout de suite rattrapée avec la Nintendo 64 sortie en 1996.

Peu de gens le savent mais le géant Apple s’est essayé à la fabrication d’une console de jeu vidéo, la Pippin. Elle devait permettre à la marque à la pomme de conquérir un marché où elle était totalement absente. Mais même en optant pour une technologie ouverte, qui a permis de nombreux constructeurs de produire leur propre machine adaptée aux lois du marché, elle n’a pas pu éviter le bide. Bandai, qui faisait figure de candidat le plus sérieux pour développer le bébé d’Apple, n’a même pas réussi à atteindre les 45 000 exemplaires vendus. Pour l’anecdote, la société Bandai s’est très vite reprise grâce au succès phénoménal de son Tamagoshi. Nokia avec sa N-Gage, Sega et sa Dreamcast, ou même Philips avec son lecteur de CD-i qui faisait également office de console de jeu, ont également connu des échecs cuisants sur ce marché impitoyable. Au final, aucune entreprise n’a réussi à se hisser au niveau des trois géants du secteur, Nintendo, Sony et Microsoft.

La stratégie de l’échec

Contrairement à ce que certains pourraient penser, Apple a essuyé de nombreux plâtres depuis sa création, et nombre de ses produits n’ont pas su trouver leur public. C’est le cas du Newton MessagePad, un ordinateur de poche sorti par la firme de Cupertino en 1993, considéré comme le premier assistant numérique personnel (ou PDA) de l’histoire. Il a été commercialisé bien avant les Palm ou les Pocket PC. Pionnier du concept de PDA, ou de technologies révolutionnaires telles que le transfert sans fil, cet appareil était encore une fois trop en avance sur son temps, et il n’a fait qu’ouvrir la voie à la concurrence. Sans parler de son prix, entre 5000 et 6000 francs, qui a dû en rebuter plus d’un à l’époque.

Autre géant de l’informatique, Microsoft a également connu son lot de déceptions, comme celle qui a suivi la sortie de son baladeur numérique Zune en 2006. L’ambition affichée de la firme de Bill Gates était de faire de l’ombre à la superstar du marché, l’iPod, mais il ne lui est jamais arrivé à la cheville. Son échec commercial a poussé Microsoft à le retirer de la vente en 2011, avant de mettre fin au service Zune, équivalent d’iTunes, l’année suivante. Au cours de ses deux premières années sur le marché, Microsoft aurait vendu seulement deux millions de Zune, alors qu’Apple avait écoulé 76 millions d’iPod dans le même laps de temps.

Le Bi-Bop de France Telecom, un téléphone mobile qui obligeait à rester immobile (ou presque) une fois la connexion établie au risque de la perdre, et le chien-robot Aibo de Sony, à l’utilité très relative et au prix exorbitant (environ 2000 euros) permettent à eux deux de regrouper toutes les caractéristiques qui permettent d’aboutir à un énorme flop commercial. Prenez un produit tout nouveau que personne ne connaît ou dont personne n’a besoin, oubliez le côté pratique de la chose, et vendez-le à un prix faramineux. La recette de l’échec en matière d’high tech est simple !

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