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10 oeuvres d’art qui ont fait scandale

La dernière polémique en date dans le monde de l'art contemporain est le fait de l'artiste américain Paul McCarthy. Il faut dire que son oeuvre installée place Vendôme à Paris, intitulé The Tree (l'arbre en Français), ressemble plus à un sextoy qu'à un sapin de Noël. Résultat : l'artiste a reçu une gifle et son arbre a été vandalisé puis retiré.

De tous temps, les artistes les plus audacieux ont repoussé les limites de la morale et des conventions de leur époque, entraînant de vives polémiques chez la plupart de leurs contemporains. Beaucoup de ces oeuvres, tour à tour qualifiées de blasphématoires, répugnantes, dérangeantes, scandaleuses ou carrément dénuées d’intérêt, sont pourtant considérées comme des chefs-d’oeuvre aujourd’hui. De l’exposition de Jeff Koons au château de Versailles à La Vénus d’Urbino de Titien, en passant par l’exemple plus récent de l’arbre de Noël en forme de sextoy de Paul McCarthy, nous revenons sur dix oeuvres d’art qui ont créé la polémique, du 16e siècle à aujourd’hui.

La polémique et l’art vont souvent de pair

Que ce soit Le Déjeuner sur l’herbe d’Édouard Manet au 19e siècle, ou la Vénus d’Urbino de Titien trois siècles plus tôt, la nudité a longtemps été un sujet de controverse en matière d’art. La morale et les croyances religieuses rejettent ces représentations de la femme dans son plus simple appareil. Jugées obscènes en leur temps, ces deux tableaux sont aujourd’hui considérés comme des chefs-d’oeuvre. Récemment, l’anatomiste Gunther Von Hagens est allé encore plus loin en exposant une centaine de corps écorchés dans le cadre de l’exposition Body Worlds qui fait le tour du monde depuis 1995. Grâce à un processus de conservation appelé plastination, qui permet de préserver des tissus biologiques en remplaçant les différents liquides organiques par du silicone, il a présenté au public des cadavres dans toutes les postures. Même si les gens ont donné leur corps pour l’occasion, l’exposition en a choqué plus d’un.

Les artistes contemporains, qui jouissent d’une liberté dont leurs prédécesseurs étaient dépourvus, ont un champ d’action presque infini, ce qui donne naissance à des oeuvres polémiques. On pense notamment aux travaux de Maurizio Cattelan, et notamment à son Hitler qui prie, ou à l’artiste belge Wim Delvoye, qui a eu la bonne idée de tatouer des cochons ou de concevoir une « machine à caca », qui reproduit toutes les étapes du transit intestinal. Avec son oeuvre intitulée The Tree, installée place Vendôme la semaine dernière, Paul McCarthy ne fait que perpétuer une tradition qui veut que l’art puisse parfois choquer pour avancer.

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