Best of

Les 10 plus grandes stars du jazz

Duke Ellington est l'un des précurseurs du jazz.

En cette journée internationale de la musique, c’est l’occasion de revenir sur dix des plus grands noms du jazz. Bien qu’ils ne figurent pas parmi les musiciens les mieux payés, ils ont acquis une reconnaissance mondiale grâce à des chansons d’anthologie.

Le jazz est le fruit d’un métissage culturel entre les communautés afro-américaines installées dans le Delta du Mississipi et les influences coloniales émanant de l’Europe. Fortement imprégné de blues et de négro spiritual, il est l’héritage laissé par les esclaves Noirs. Ces derniers se servent du chant comme d’une soupape pour oublier les sévices dont ils font l’objet dans les plantations. Le genre jazz est entériné avec le premier enregistrement de l’Original Dixieland Jass Band en 1917. Plus qu’un exutoire, cette musique répond à un réel besoin d’affranchissement et de communion de la part de ceux qui l’exercent. Les disciples se font rapidement nombreux et permettent à de futures légendes du jazz de percer.

Dès le départ, Duke Ellington s’impose comme une pointure, bien que pas vraiment enchanté par le nom sulfureux qu’on attribue à sa musique. En effet, bien que le doute plâne quant à l’origine effective du mot « jazz », tout prête à penser qu’il serait lié aux prostituées de Louisiane qui se parfumaient au jasmin. Chef d’orchestre et pianiste, il devient par la suite le compositeur le plus prolifique du registre, grâce à son travail acharné s’étalant sur 50 ans de carrière. Il aura notamment poussé Ella Fitzgerald au devant de la scène. La chanteuse à l’enfance tumultueuse donne un second souffle au scat. Initiée par l’interprète de « What a Wonderful World » (1967), Louis Armstrong, cette technique d’improvisation vocale n’est pas son unique idée de génie. Grâce à lui, le jazz s’ouvre peu à peu au solo, devenu un must du genre. Il compte parmi les plus grands jazzmen de l’ère swing, période pendant laquelle Billie Holiday rencontre un succès retentissant avec ses chansons pleines d’émotion.

Vers l’émancipation

En 1948, Miles Davis fait souffler un vent nouveau sur la bulle jazz en créant le Cool. Dix ans plus tard, il sévit à nouveau, aidé de son compère John Coltrane et le quintette qu’ils forment avec Red Garland, Philly Joe Jones et Paul Chambers, en inventant le modal. Il dépasse même les frontières du genre lorsqu’il crée le jazz fusion, inspiré du style de Jimi Hendrix, ouvrant ainsi la voie aux apports rock et électroniques. De son côté, son acolyte John Coltrane s’émancipe du Bebop pour devenir le père du free jazz. Des années plus tard, Wynton Marsalis se fait l’avocat du retour aux sources. Ce grand puriste multi-récompensé reflète un jazz moderne, certes moins novateur, mais extrêmement rigoureux dans l’exécution.

Comment parler de jazz sans évoquer Etta James ? Son interprétation de « At Last » (en 1961) a marqué l’histoire du registre à tout jamais. Le film « Cadillac Records », sorti en salles en 2008, salue son talent, en confiant le rôle de la diva à Beyoncé Knowles. Outre son talent indéniable de trompettiste, Nat King Cole a, lui aussi, laissé une empreinte indélébile par son timbre expressif. Et pour compléter cette liste, le souvenir ému de la voix rauque d’Amy Winehouse reste gravé dans les mémoires. A la croisée du jazz et de la soul music, son timbre envoûtant rappelle celui d’Ella Fitzgerald. La perle connue pour ses frasques s’est éteinte en 2011, à l’âge de vingt-sept ans.

Boursorama Lifestyle

All RIGHTS RESERVED.