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Ces sportifs qui se sont lancés dans la restauration

Fin 2011, le rugbyman Fabien Pelous ouvre la brasserie Le Club 15 au sud de Toulouse. On y déguste une cuisine contemporaine.

La question du régime alimentaire fait partie intégrante des préoccupations quotidiennes des athlètes. Des protéines, des sucres lents, le moins possible de gras. . . forcément cela les familiarise avec les règles de base de la nutrition, mais aussi de la gastronomie. Et certains finissent même par enfiler le tablier pour opérer une véritable reconversion. Pendant que certains sportifs deviennent acteurs ou se recyclent dans la politique, d’autres se tournent vers la gastronomie, soit derrière les fourneaux soit derrière la caisse.

Philippe Etchebest, la figure de proue du mouvement

Cet ancien boxeur-rugbyman et meilleur ouvrier de France 2008 s’est fait une place à la télévision française avant-même d’avoir le temps de dire miam. Il faut dire que son caractère bien trempé et son physique bien charpenté lui ont permis d’incarner un Gordon Ramsay à la française. Comme le chef le plus agressif du Royaume-Uni, Philippe Etchebest a choisi d’associer son image à celle du programme « Cauchemar en cuisine », diffusé sur M6, avant de rejoindre le casting d’ « Objectif Top Chef » en 2014. Ce faisant, il a dû quitter les cuisines de l’Hostellerie de Plaisance, restaurant auquel il avait fait gagner deux étoiles au Michelin.

Contrairement à d’autres sportifs qui ont tenté l’aventure d’ouvrir un restaurant, avec plus ou moins de succès à la clé, il ne fait pas acte de présence. Au contraire, il exerce son métier de chef avec sérieux, pas seulement pour le business, même si avant cela, il était boxeur puis rugbyman. Autre cuisinier de génie, Maxime Meilleur a été révélé cette année au grand public, en intégrant la liste très convoitée des restaurants étoilés au Michelin. Pourtant au départ, il se préparait à une carrière de biathlète, déjà bien entamée en équipe de France juniors.

Des sportifs attachés à leur terroir

Toulouse, le pays du rugby et de la bonne chère

A Toulouse et dans ses environs, on ne compte plus les sportifs qui ont ouvert des établissements. Prenons l’exemple de l’ancien capitaine du XV de France, Fabien Pelous, qui a installé sa brasserie, Le Club 15, à Nailloux en novembre 2011. Frédéric Michalak quant à lui, n’a pas fait long feu avec son restaurant, le Café 64, qui n’aura tenu que deux ans (entre 2010 et 2012) sur le Boulevard de Strasbourg à Toulouse. Egalement en 2010, Clément Poitrenaud s’est lancé avec deux amis, fondant La Pergola Bistrot à Labège.

Des restaurants dans tout l’Hexagone

Les rugbymen semblent particulièrement attachés à leurs régions. On peut évoquer François Trinh-Duc, devenu co-gérant en septembre 2010 de La Chistera à Montpellier, la ville qui l’a vu naître. Même combat pour Aurélien Rougerie, qui a tenu à rester dans son Puy-de-Dôme natal, avec son restaurant, Hpark, situé à Clermont Ferrand. Il s’agit en fait d’un grand complexe mêlant sport et cuisine, fondé avec un ami.

Chez les joueurs de foot aussi, on a des cuistots ou en tout cas, des hommes d’affaires de la cuisine. Natif de Lyon, Karim Benzema a tout naturellement choisi d’investir dans un restaurant de l’agglomération lyonnaise, Les 7 Merveilles. Mais s’il n’a pas raccroché les crampons, il a abandonné l’aventure gastronomique. D’autres en revanche, font figure d’exception, à l’instar du footballeur Adil Rami, qui s’est installé à Lille avec son Bar à Pâtes, non loin du stade.

Aucune discipline n’est épargnée par ces athlètes désireux de se lancer, voire de se reconvertir dans la gastronomie. Même le cyclisme est représenté en la personne de Pascal Hervé, ancien de l’équipe Festina qui a fondé le restaurant La Bibliothèque à Limoges en 2001, suivie d’une cave à vins.

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