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Les plus grands matchs de l’histoire de Wimbledon

La finale de Wimbledon de 2008, opposant Rafael Nadal à Roger Federer pendant près de cinq heures, est considéré comme l'un des plus grands matchs de l'histoire du tennis.

Créé en 1877, Wimbledon est le plus ancien tournoi de tennis au monde. Et depuis près de 140 ans, les plus grands champions que compte l’histoire du tennis se sont succédé sur le gazon londonien. Retour sur les plus beaux affrontements qui ont forgé la légende de Wimbledon.

Les duels au sommet

Le plus grand des tournois sur herbe fut notamment le théâtre de l’affrontement mémorable entre les grands rivaux Rafael Nadal et Roger Federer, en finale de l’édition 2008. Le Suisse est à l’époque numéro un mondial, alors que l’Espagnol, intraitable sur terre battue, pointe au second rang dans la hiérarchie. Roger Federer, qui reste sur cinq victoires consécutives à Wimbledon, dont les deux dernières acquises face à l’Espagnol, fait figure de grand favori. Mais c’est sans compter sur l’esprit revanchard du Majorquin, qui commence fort en remportant les deux premières manches. Si Federer réussit à se surpasser pour égaliser à deux sets partout, il est obligé de s’incliner dans le cinquième par neuf jeux à sept. Il aura fallu 4h47 et quatre balles de match à l’Espagnol pour détrôner Federer, mais il tient enfin son doublé Roland Garros-Wimbledon. Roger Federer, qui avait l’occasion de battre le record de Björn Borg en gagnant son sixième Wimbledon consécutif, a qualifié ce match de plus dure défaite de sa carrière. Aujourd’hui, cette confrontation est considérée comme l’une des plus légendaires de l’histoire du tennis.

Parmi les duels opposant les plus grands champions de leur temps, on retient le face-à-face mémorable de la finale de 1980, entre Björn Borg et John McEnroe. Ce match fait également partie des plus beaux de l’histoire, notamment grâce au tie-break du quatrième set qui va participer à la légende de cette rencontre. Mené deux sets à un, McEnroe parvient à faire chuter le Suédois dans le jeu décisif, 18-16, au bout de 22 longues minutes. Mais Björn Borg ne perd pas son sang-froid et fait plier l’Américain dans la dernière manche pour s’adjuger le titre, son cinquième consécutif. Ce record sera battu par Pete Sampras, 20 ans plus tard, avec sept titres glanés sur le gazon londonien. Et s’il fallait ne retenir qu’un match parmi toutes ses rencontres d’anthologie, il s’agirait sans conteste de la finale de Wimbledon 1999 disputée face à André Agassi. Pour beaucoup, elle fait office de plus beau match de la carrière l’Américain, alors en état de grâce. Il rentre tout ce qu’il tente et atomise son compatriote en trois sets (6/3 6/4 7/5) et moins de deux heures de jeu. Bien plus tard, André Agassi a reconnu dans son autobiographie avoir rarement été dominé de la sorte dans une rencontre au sommet. Beau joueur !

Chez les femmes, on se rappelle de la finale 2004 entre Serena Williams et la toute jeune Maria Sharapova, alors âgée de 17 ans. À la surprise générale, c’est la Russe qui l’emporte très facilement en deux sets, 6/1 6/4. Propulsée numéro un mondiale l’année suivante, elle devient la star internationale qu’elle est aujourd’hui, louée aussi bien pour son talent que pour sa beauté. Elle est en effet considérée comme l’une des joueuses les plus séduisantes du circuit et enchaîne les contrats publicitaires, ce qui lui permet d’occuper la première place des sportives les mieux payées au monde. Et ce juste devant. . . Serena Williams. L’année 2006 constitue quant à elle l’une des périodes les plus fastes du tennis français, avec les victoires d’Amélie Mauresmo à l’Open d’Australie puis à Wimbledon. Alors numéro un mondiale, elle fait respecter la hiérarchie en dominant Justine Hénin (2/6 6/3 6/4) et met fin à 81 ans de disette depuis la dernière victoire de Suzanne Lenglen à Wimbledon. Malheureusement pour elle, la finale de la Coupe du monde entre la France et l’Italie, qui se tient le lendemain, éclipse son exploit dans les médias.

Des victoires au forceps !

Cette fois, il ne s’agit pas d’une finale. Mais le match opposant au premier tour de l’édition 2010 Nicolas Mahut et John Isner a durablement marqué les esprits en raison de l’avalanche de records battus pendant la rencontre. Il suffit de jeter un oeil au score pour se rendre compte du caractère exceptionnel de ce match : 6-4, 3-6, 6-7, 7-6, 70-68. Il aura fallu pas moins de onze heures et cinq minutes de jeu, dont huit heures et onze minutes rien que pour le dernier set, pour permettre aux deux joueurs de se départager. Et au final, c’est le Français qui a fini par craquer. Il s’agit du plus long match de tennis professionnel de l’histoire, mais également de celui avec le plus grand nombre de jeux disputés (183), le plus grand nombre de jeux sur un seul set (138) et le plus grand nombre d’aces (216 au total, dont 113 pour Isner et 103 pour Mahut). Tout simplement dantesque !

On retiendra également la finale de l’édition 2001, probablement la plus émouvante. Après trois finales perdues à Wimbledon contre Agassi (1992) et Sampras (1994 et 1998), le Croate Goran Ivaniševi? finit par réaliser son rêve en remportant le tournoi londonien contre Patrick Rafter. À la fin du match, au terme d’un cinquième set crispant gagné neuf jeux à sept, il s’effondre en larmes sur le terrain sous les applaudissements du public. Andy Roddick, lui, n’a pas connu cette chance. Après deux finales perdues face à l’ogre Federer, en 2004 et 2005, il est à deux doigts de tenir sa vengeance en 2009. Mais au terme d’un match mythique, c’est le Suisse qui triomphe en cinq sets très accrochés : 5/7 7/6 7/6 3/6 16/14. Si Roddick est à terre, Federer devient le recordman des titres en grand chelem, devant Pete Sampras, avec 15 tournois remportés. Chapeau l’artiste !

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