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Les rivalités mythiques du Tour de France

Jacques Anquetil et Raymond Poulidor se sont affrontés à plusieurs reprises, mais toujours à l'avantage d'Anquetil.

Alors que Nibali mène le peloton sans effort cette année, les éditions antérieures du Tour de France ont été le théâtre d’hostilités qui sont entrées dans l’Histoire. On ne parle pas ici d’esprit de compétition, tout ce qu’il y a de plus sain, comme celui qui a opposé Laurent Jalabert et Richard Virenque ; à la Grande Boucle ses grands rivaux !

Il y a les bons joueurs. . .

Quand on parle de rivalité sur la Grande Boucle, on pense naturellement au coureur chouchou des Français, Raymond Poulidor. Jacques Anquetil et Eddy Merckx lui en ont fait baver successivement, entre 1962 et 1976. En quatorze participations, dont treize en tant que coureur, et malgré un palmarès par ailleurs excellent,

Poupou

n’est jamais parvenu à se hisser sur la première marche du podium.

Cela ne vous a pas échappé, ces dernières années, Fränk Schleck a entretenu une rivalité forcée avec son frère Andy, souvent jugé comme le meilleur cycliste des deux. Ce dernier est d’ailleurs sorti victorieux du Tour 2010, tandis que son frère aîné, Fränk attend toujours son tour. Malgré cela, les frères Schleck sont toujours aussi soudés.

. . . et les ennemis que tout oppose

Greg LeMond et Laurent Fignon s’affrontent sur la Grande Boucle en 1989. La Français ne part pas avec des certitutes alors que l’Américain est très à l’aise avec sa stratégie de course. Finalement c’est bien LeMond qui a vu juste, battant Fignon de 8 petites secondes à Paris. Le Français a du mal à digérer sa défaite. A l’inverse, Bernard Hinault est devenu ami avec l’Américain après que ce dernier l’ait doublé en 1986, année durant laquelle ils couraient pour le même sponsor.

Dans un style moins amical, Lance Armstrong a affronté Alberto Contador au sein de la même équipe, Astana, en 2009. Contador est alors favori après avoir été sacré champion en 2007, mais l’Américain, réputé pour ne pas être très tendre, lui lance sans cesse des piques. La tactique de l’Américain habitué aux scandales du Tour de France est simple : diviser pour mieux régner. Cela rappelle les Italiens Gino Bartali et Fausto Coppi, grands rivaux de l’après-guerre qui divisaient l’Italie toute entière. Le premier, « Gino le pieux », était le reflet d’une époque pieuse et traditionnaliste partiellement révolue, et le second, un homme à femmes, symbole d’une modernité en passe de prendre le pas sur la vision archaïque de son prédécesseur et rival. Un peu comme Alfredo Binda et Learco Guerra, deux autres Italiens, avant eux.

Même si ces rivalités ont donné lieu à des moments de sport qui manquaient de fair-play, elles créent des rebondissements et contribuent à la réputation du Tour.

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