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Sport : quand les matchs finissent en bagarre

'The Brawl', également appelé 'Malice in the Palace' (qui signifie méchanceté dans le palais), désigne un match de basketball entré dans le légende. Le 19 novembre 2004, les Pacers de l'Indiana et les Pistons de Détroit déclenchent une véritable guerre qui gagne les gradins semant la panique.

Comme vous le savez, un drame est survenu le 8 février en Egypte, au Caire, où un match de football a dû être annulé suite à une émeute qui a tué 19 personnes. C’est d’autant plus triste qu’une catastrophe semblable avait déjà frappé le pays trois ans plus tôt. Au-delà de l’émotion que cela a provoquée, on a voulu revenir sur cinq événements sportifs inoubliables qui ont mal tourné.

Le sport, ce n’est malheureusement pas toujours une histoire de beaux gestes fair-play. Au contraire, on assiste parfois à des scènes violentes sur les terrains qui, dans certains cas, se poursuivent jusque dans les gradins. Entre images spectaculaires et records de joueurs expulsés, on n’est jamais trop sûrs de l’issue de ces débordements, quelle que soit la discipline concernée.

Les sports collectifs collectionnent les bagarres générales

Dans son livre, le footballeur masqué ne s’était pas fait prier pour balancer sur des scandales en tout genre qui avaient ébranlé le petit monde du ballon rond. Mais sans parler prostitution ou délit d’initiés, il arrive que les matchs eux-mêmes dégénèrent. Ce fut le cas le 15 février 2000, dans une rencontre opposant le Paris Saint-Germain à l’Olympique de Marseille au stade Vélodrome. A la 18e minute, Jérôme Leroy de Marseille et Laurent Leroy de Paris se provoquent à coups de croche-patte avant d’en venir aux mains. Rapidement, leurs coéquipiers les rejoignent dans une bagarre générale invraisemblable, jusqu’à ce que les deux homonymes soient expulsés.

« The Brawl », la rixe mythique du basketball

La plus culte d’entre toutes reste certainement la rencontre entre les Pacers de l’Indiana et les Pistons de Détroit le 19 novembre 2004. C’était donc il y a un peu plus de dix ans, lors d’un match de NBA tout ce qu’il y a de plus classique. Alors qu’il reste moins d’une minute de jeu, une dispute inattendue éclate entre Ben Wallace des Pistons et Ron Artest des Pacers. Leurs coéquipiers essaient de les séparer mais la situation s’envenime et des coups commencent à se perdre. Les esprits s’échauffent alors dans les gradins, des objets sont jetés sur les joueurs, une boisson est dirigée au visage de Ron Artest et le heurte. Et là, c’est le drame. Ce qui semble être la provocation de trop pour le joueur des Pacers le fait entrer dans une rage inouïe, il se jette sur le spectateur responsable et lui assène des coups d’une violence proportionnelle à son gabarit de basketteur professionnel. Autant vous dire que ça fait mal.

Les coups pleuvent sur le ring

La boxe est un sport violent par essence, mais cela ne justifie pas certaines dérives qui ont jalonné l’histoire de la discipline. Malgré des combats de boxe historiques d’une grande qualité, on a aussi eu affaire à des cas d’agressions gratuites et démesurées, voire de règlements de comptes, notamment racistes. L’un des événements les plus édifiants remonte à 1996 et on le doit en partie à un Polonais répondant au nom d’Andrew Golota. Alors qu’il domine son adversaire, Riddick Bowe, il perd son sang-froid et le frappe au ventre à plusieurs reprises sans tenir compte des avertissements de l’arbitre. Ce dernier, excédé et inquiet pour Bowe, décide de disqualifier Golota qui entre alors dans une rage extrême. Il se défoule sur l’arbitre et le ring devient un champ de bataille pour les partisans des deux boxeurs, l’un Noir et l’autre Blanc. Entre racisme et violence gratuite, on ne comprend pas ce qui a enflammé à ce point les personnes en présence.

Bien que très différentes les unes des autres, ces rencontres mettent en évidence la nécessité d’encadrer l’attitude des sportifs et des supporters pour le bien de tous. Mais heureusement, ce sont des cas isolés.

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