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Stars du foot de père en fils

Dans les traces de leur père, Enzo (à gauche) et Luca Zidane ont tous les deux été convoqués dans les sélections jeunes de l'équipe de France. Le premier, âgé de 20 ans, est sous contrat avec le Real Madrid. Le second, lui, a remporté en mai dernier le championnat d'Europe des moins de 17 ans.

Avec leurs revenus mirobolants, les nuées de fans qui se pressent à chacune de leurs sorties, leurs voitures plus belles les unes que les autres, ou encore leurs montres à plusieurs dizaines de milliers d’euros, les footballeurs font rêver les jeunes. C’est donc logiquement que les enfants des plus grandes stars du ballon rond tentent de marcher dans les pas de leurs paternels. C’est notamment le cas de Brooklyn, le fils de David Beckham, même s’il est encore un peu jeune pour éclore au plus haut niveau. Mais d’autres y sont arrivés, à l’image des rejetons de Cesare Maldini, de Jean Djorkaeff ou d’Abedi Pelé.

Tels pères, tels fils

En France, les fans de football suivent de très près l’évolution des fils de Zinedine Zidane. L’aîné de 20 ans, Enzo Fernández (il a choisi de jouer sous le nom de sa mère), cristallise depuis quelques années déjà les espoirs de tous ceux qui rêvent de revoir un jour un Zidane en équipe de France. Mais pour le moment, il continue sa progression au sein de l’équipe réserve du Real Madrid, qui semble compter sur lui à l’avenir. Récemment, c’est Luca Zidane qui s’est illustré. Évoluant au poste de gardien de but, il s’est notamment fait remarqué lors de la demi-finale de l’Euro U17 en mai dernier, en arrêtant trois tirs au but lors de la séance de pénaltys décisive. Il a donc participé activement à la victoire finale des jeunes français. Théo Zidane, 13 ans, semble aussi sur la bonne voie. Il a notamment fait parler de lui récemment en inscrivant un but superbe que son paternel n’aurait pas renié. Bref, la dynastie des Zidane a encore de l’avenir dans le royaume du football.

Avant Zizou et ses fils, c’est Youri Djorkaeff qui a fait la fierté de son père avec une carrière exemplaire. Pourtant, il en fallait beaucoup pour surclasser Jean Djorkaeff, qui a évolué dans les plus grands clubs du championnat de France. Il a même porté le brassard de capitaine des Bleus, dont il a endossé le maillot 48 fois. Mais Youri, surnommé « The Snake » en raison des trajectoires sinueuses de ses frappes, fait partie de la génération dorée des Bleus, championne du monde en 1998 et d’Europe en 2000. Et contrairement à son paternel, qui évoluait en défense, il faisait le spectacle au poste de milieu offensif, avec plus de 200 buts inscrits tout au long de sa carrière. Alain Giresse a également su susciter la vocation de son fils Thibault, qui fait les beaux jours de l’En Avant Guingamp. Il ne fait peut-être pas partie des stars de la Ligue 1, comme Zlatan Ibrahimovic ou David Luiz, mais il peut se targuer d’une belle carrière malgré la pression qui colle inéluctablement aux crampons des « fils de ».

À l’étranger aussi, les champions donnent naissance à des champions. Le plus bel exemple est celui des Maldini père et fils, Cesare et Paolo, qui ont fait le bonheur du Milan AC. Le premier a réalisé une carrière exceptionnelle au poste de défenseur, avec quatre championnats d’Italie au compteur et une Ligue des champions glanée en 1963. Mais le second a fait encore mieux que lui. Paolo Maldini a joué pas moins de 900 matchs avec le Milan AC et 126 en sélection nationale. Une carrière riche qui lui a permis de remplir son armoire à trophées : cinq Coupes aux grandes oreilles et sept titres de champion d’Italie. Depuis son départ à la retraite, les dirigeants du club ont décidé de retirer son numéro 3, pour qu’il reste sa propriété à vie. Seuls ses fils, Christian et Daniel qui évoluent avec les jeunes du Milan, pourraient avoir l’honneur de le récupérer.

Les Jordi Cruyff, André et Jordan Ayew, Giovanni Simeone, ou encore Lucas-Julian Scholl prouvent eux aussi qu’avoir un papa footballeur facilite quelque peu l’accession au plus haut niveau. Mais si le fils de Johan Cruyff s’est quelque peu perdu en route après de bons débuts et un titre de champion d’Angleterre décroché avec Manchester United, c’est peut-être aussi parce qu’il ne supportait plus la comparaison avec l’un des plus grands joueurs de l’histoire. C’est le revers de la médaille quand on est « fils de », ce qui prouve que ce n’est pas forcément un avantage pour tout le monde. On espère tout de même que les espoirs comme Giovanni Simeone, le fils de Diego, qui entraîne aujourd’hui l’Athletico Madrid, Lucas-Julian Scholl, la progéniture de la légende du Bayern Munich Mehmet Scholl, et les fils Zidane réussiront à percer au plus haut niveau.

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