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Design : ces objets cultes nés dans les années 1950

Le Lounge Chair de Charles et Ray Eames, indissociable de son Ottoman, fait partie des nombreuses créations intemporelles imaginées par le couple de designers américain. Sorti en 1956, il habille toujours les intérieurs les plus raffinés et fait partie des collections des plus grands musées comme le MoMA à New York.

Après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, les années 1950 sonnent l’arrivée de la production et de la consommation de masse sous l’impulsion des États-Unis. Parallèlement à la démocratisation de l’électroménager et de la voiture, le design devient une préoccupation majeure dans la conception d’un produit. Outre son importance d’un point de vue marketing, il permet de donner naissance à des objets plus fonctionnels grâce à l’utilisation nouvelle de matériaux comme le métal ou le plastique. À cette époque, nombre de designers ont profité des avancées techniques pour imaginer des pièces toujours éditées aujourd’hui. Découvrez ces objets et ces meubles cultes nés dans les années 1950.

Une époque marquée par l’avènement du design industriel

Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis imposent leur modèle culturel au reste du monde. Sous l’impulsion d’entreprises comme Knoll ou Herman Miller, le pays pose les bases du design industriel. Parmi les créations majeures de cette période, on retient la Diamond Chair d’Harry Bertoia. Après avoir débuté dans la création de bijoux et le travail des métaux, et avant de se consacrer à la sculpture, ce designer américain a conçu la fameuse collection Bertoia pour Knoll dont est issue la Diamond Chair. Avec ses formes sculpturales, cette assise en treillis de fils d’acier soudés préfigure la future carrière artistique de son concepteur. Le couple formé par Charles et Ray Eames a quant à lui donné naissance à plusieurs objets mythiques, dont le Lounge Chair toujours accompagné de son Ottoman (repose-pieds) créé en 1956. Sortie la même année, la chaise Tulipe de l’Américain d’origine finlandaise Eero Saarinen fait elle aussi partie des créations majeures du design du 20e siècle. Fabriquée à partir de matériaux innovants, l’aluminium et la fibre de verre, elle symbolise l’avènement du design industriel.

Si la France et l’Italie ont elles aussi contribué à cet âge d’or du design dans les années 1950, c’est à l’école scandinave que l’on doit deux pièces intemporelles dont le succès ne s’est jamais démenti. La première n’est autre que la chaise Fourmi, dont la déclinaison Série 7 s’est écoulée à plus de cinq millions d’exemplaires depuis sa création, ce qui en fait le meuble danois le plus vendu de tous les temps. Un succès qu’elle doit à ses lignes harmonieuses, mais aussi à sa simplicité de conception et à son ergonomie. Conçue au départ avec trois pieds, elle sera ensuite déclinée en version quatre pieds. Poul Henningsen, lui, s’est intéressé à l’éclairage. Pour lutter contre l’éblouissement causé par les ampoules électriques, il a travaillé sur des luminaires offrant des faisceaux indirects. Il en a résulté une collection de lampes aux airs de sculptures, dont la plus célèbre reste celle surnommée Artichoke (Artichaud en français, en raison de sa forme évoquant le légume). Aujourd’hui encore, il s’agit d’un modèle très recherché. Éditée depuis 1957 par Louis Poulsen, elle coûte tout de même plus de 6 000 euros. Le prix de l’excellence.

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